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Irène Curie et Frédéric Joliot (à propos d’un portrait réalisé par Henri Cartier-Bresson)

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Avec leurs habits noirs, leur tête penchée, leur mains refermées l’une sur l’autre, leurs yeux las, on croirait voir des paysans surpris dans la tristesse et le malaise d’un jour de deuil.

Mais il s’agit d’Irène Curie et de Frédéric Joliot. Dix ans avant, ils ont, l’un et l’autre, reçu le prix Nobel. Ils sont des savants mondialement célèbres et respectés, des gloires nationales. Et voilà qu’il affichent, devant l’appareil du photographe venu tirer leur portait, un visage et une attitude emplie de gène et d’humilité.

De centaines de photos exposées au fil des murs de l’exposition que le CNAC Georges Pompidou consacre actuellement à Henri Cartier-Bresson, c’est la seule qui m’ait touché. Mais elle illustre, à elle seule, le talent du photographe qui sut, d’un regard, capter tant d’émotion.

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