Leonora Carrington
On aimerait (ou pas) que le vrai soit simple mais il est le plus souvent épais, vibrant, plein de doubles fonds et de choses étranges, comme les tableaux de Leonora Carrington.
On aimerait (ou pas) que le vrai soit simple mais il est le plus souvent épais, vibrant, plein de doubles fonds et de choses étranges, comme les tableaux de Leonora Carrington.
Je me demande tout de même : comment a-t-elle fait, comment a-t-elle fait, elle qui voulait se laver des horreurs des camps, comment a-t-elle fait pour oser poser son corps nu dans cette baignoire maudite ? Pour cela aussi, pour concevoir, mettre en scène et oser jouer elle-même ce pied de nez, cet immense pied de nez à l’histoire, il en fallait, du cran.
L’adoration des mages est la pièce maîtresse de l’exposition Épiphanies que le Collège des Bernardins consacre à Augustin Frison-Roche.
Une nouvelle fois, on se prend à rager : tous ces êtres, tous ces êtres si différents, qui n’aspirent qu’à une vie paisible et douce, et qui sont ballottés, déchiquetés parfois par l’existence, écrasés et rendus fous, méchants, violents, haineux, par l’égoïsme, l’orgueil, l’indifférence, la peur.